Si vous êtes mère, cela vous est probablement arrivé. Votre adorable petit décide de faire la crise de sa vie juste au moment où vous êtes à une réunion de famille, au parc ou au supermarché. Il est là, allongé sur le sol, pleurant désespérément, criant et donnant des coups de pied. De toute évidence, tout le monde l'a remarqué et vous ne voulez même pas regarder parce que vous sentez déjà leurs regards. Vous avez beau vous assurer que vous ne vous souciez pas de ce que pensent les autres, vous ne pouvez pas éviter de vous sentir mal à l'aise. Vont-ils penser que vous êtes une mauvaise mère ? Que vous n'arrivez pas à discipliner votre enfant ? Que votre enfant est mal élevé ?
Vous essayez de les raisonner, de les calmer, de les distraire, mais tout ce que vous faites ne fait qu'aggraver leur colère. Vous commencez à vous sentir désespéré. Vous n'arrivez pas à penser clairement et vous ne savez pas comment gérer la situation. Faut-il céder à la colère de l'enfant pour le calmer ? Ou bien restez-vous ferme pour qu'il apprenne qu'il y a des limites ?
Les crises de colère sont difficiles à gérer et il est naturel que les mères se sentent frustrées et embarrassées. Mais il est important de comprendre que ces crises ne sont pas le reflet d'une mauvaise éducation ; en fait, elles font partie intégrante du développement de l'enfant. Elles ont tendance à se produire surtout entre 2 et 4 ans, lorsque les enfants commencent à explorer leur indépendance mais n'ont pas encore le vocabulaire nécessaire pour exprimer tout ce qu'ils ressentent. Ainsi, au-delà de savoir comment gérer une crise de colère pour éviter l'embarras public, nous pouvons commencer à les considérer comme une occasion précieuse d'enseigner à nos enfants les limites à ne pas dépasser et la régulation émotionnelle.
Ne pas improviser
Si une crise de colère vous prend au dépourvu et que vous ne savez pas quoi faire, il vous sera très difficile de rester calme et de penser clairement sur le moment. Le fait d'avoir un plan d'action pour ces situations vous évitera d'être pris au dépourvu. Le fait de savoir à l'avance ce qu'il faut faire en cas de crise de colère vous donnera plus d'assurance et de calme le moment venu.
Quoi qu'il arrive, restez calme
Oui, la situation est inconfortable et rester calme demande beaucoup de force. Respirez. Rappelez-vous que votre enfant n'est pas "méchant", c'est simplement un enfant qui apprend à exprimer et à gérer ses émotions. Le ton de votre voix joue un rôle très important à ce moment-là. Parler d'un ton calme et apaisant vous aidera tous les deux à réguler vos émotions.
N'essayez pas de les raisonner
S'il est en pleine crise de colère, il ne vous écoutera pas. Quoi que vous disiez, il est impossible de le raisonner à ce moment-là. Lorsqu'il est en pleine crise, le plus important est de rester avec lui et de maîtriser la situation. Tenez-le fermement et emmenez-le dans un endroit sûr où il pourra continuer à pleurer, comme la salle de bains, le patio ou la voiture.
Rester à leurs côtés
Ne menacez pas de partir, ne les ignorez pas, ne vous moquez pas d'eux et ne les grondez pas, car cela ne fera que les effrayer et aggraver leur situation. Ils ont besoin que vous preniez le contrôle et que vous leur appreniez à gérer ces sentiments accablants. Il est très important que vous restiez avec eux pour qu'ils sentent votre présence et votre soutien. Cela leur donnera confiance, leur montrera qu'il est possible de gérer les émotions, même lorsqu'elles sont intenses, et leur fera savoir que vous serez toujours là pour eux, quoi qu'il arrive. Attendez qu'ils se calment. Cela vous semblera une éternité, mais soyez patient - la crise de colère passera.
Identifier l'émotion
Réfléchissez à ce qui a pu déclencher cette réaction. Essayez de vous mettre à leur place. A-t-il faim ou est-il fatigué ? Veut-il quelque chose ? Une fois qu'il s'est calmé, nommez et validez ce qu'il ressent. Cela ne veut pas dire que vous cédez à la crise de colère, mais plutôt que vous l'aidez à comprendre ce qui s'est passé et que vous lui apprenez que ses émotions sont valables et qu'elles ont leur place. Utilisez un langage clair et simple. Par exemple : "Tu es fâché parce que je n'ai pas fait ce que je devais faire : "Tu es fâché parce que je n'ai pas acheté les bonbons que tu voulais. C'est normal de se sentir comme ça quand on n'obtient pas ce qu'on veut. Parfois, nous nous sentons tristes ou frustrés lorsque quelque chose que nous souhaitons n'arrive pas. Est-ce que tu ressens cela ?"
Leur donner des options
Aidez-les à tirer les leçons de l'expérience et à aller de l'avant. Faites-lui comprendre qu'il est normal d'être en colère, effrayé, triste ou déçu, mais qu'il y a aussi des limites et des façons de se comporter. Ensuite, proposez-lui des options pour rediriger son attention d'une manière qui lui permette d'exercer un certain contrôle. Par exemple : "N'oublie pas qu'il n'y a pas de bonbons : "N'oublie pas qu'il n'y a pas de sucreries avant les repas. Que pouvons-nous faire pour t'aider à te sentir mieux ? Veux-tu un câlin ou veux-tu jouer à quelque chose que tu aimes ?".
Gérer la situation avec empathie, amour et respect sera l'un des outils les plus puissants que vous pourrez donner à votre enfant pour la vie. Cela peut être difficile, mais vous élevez un être humain qui aura la force émotionnelle et la confiance nécessaires pour relever les défis. Ayez confiance en vous et soyez assurés que la prochaine fois, vous ferez mieux".



